La Première dame française, Brigitte Macron, est depuis longtemps au centre d'une intense attention médiatique.

Paris (France) (AFP) - Un tribunal parisien a condamné lundi 10 personnes accusées de cyberharcèlement envers Brigitte Macron, l'épouse du président Emmanuel Macron, en diffusant de fausses informations sur son sexe et des insinuations relatives à la différence d'âge entre le couple présidentiel.

La relation entre Emmanuel Macron, 48 ans, et Brigitte, 72 ans, qui se sont rencontrés alors qu'elle était professeure d'art dramatique dans son école, fait l'objet d'un vif intérêt depuis son accession à la présidence en 2017.

Huit accusés ont écopé de peines avec sursis de quatre à huit mois, tandis qu'un neuvième homme a été condamné à six mois de prison pour son absence à l'audience.

Eux et une dixième personne ont reçu l'ordre de suivre une formation contre les discours haineux en ligne.

Le juge Thierry Donard, qui présidait l'audience, a qualifié les accusations de « pédophilie présumée » portées contre la Première dame française de « malveillantes, dégradantes et insultantes », ajoutant que les accusés avaient été condamnés pour « avoir intentionnellement porté atteinte à la victime ».

Ces dernières années, l'examen minutieux de la relation du couple s'est étendu à la publication généralisée de fausses informations qu'ils ont décidé de ne pas ignorer et de combattre devant les tribunaux.

Le président français et la Première dame ont déposé une plainte en diffamation aux États-Unis contre la podcasteuse américaine d'extrême droite Candace Owens, qui a faussement affirmé que l'épouse du président français était autrefois un homme.

Apparues dès l'élection de Macron en 2017, ces affirmations ont été amplifiées par les milieux d'extrême droite et les théoriciens du complot en France et aux États-Unis, où les droits des personnes transgenres sont devenus un sujet brûlant au cœur des guerres culturelles américaines.